Et si Platon avait tort ?

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Les ordis libres : L'exposition

Mot-clé - brevet

Fil des billets

dimanche, 18 novembre 2012

Quand Microsoft joue à Big Brother et que Numerama regarde

Aujourd'hui c'est TrollDi et je voulais donc réagir à un article de Numerama publié le 6 novembre dernier sur l'obtention, par Microsoft, d'un brevet qui fait un peu peur. Je cite une petite phrase de l'article qui résume bien pour ceux qui ont la flemme de lire :

Microsoft vient de se faire délivrer le 1er novembre un brevet déposé le 26 avril 2011, qui propose d'apporter une réponse technologique aux rêves les plus fous des producteurs. Le brevet porte sur "un système et une méthode de présentation de contenu permettant aux fournisseurs de contenus de réguler la présentation du contenu sur une base de vue-par-utilisateur"

La suite de l'article décrit succinctement le procédé : en gros, une caméra installée dans votre téléviseur va vous filmer pendant que vous regardez le film et à un moment dira «vous n'avez payé que pour 1 utilisateur, si je compte que votre petite soeur et le chat vous ont rejoins sur le canapé ça fait 2,5 utilisateurs vous devez donc repayer pour continuer à voir ce film». Georges Orwell l'a imaginé, ils l'ont fait, « BIG BROTHER IS WATCHING YOU ».

Lire la suite...

mardi, 6 novembre 2012

Droits d'auteurs, brevets, kesako ?

Et voici le retour des billets fleuves — version imprimable en annexe pour ceux qui comme moi ne peuvent pas lire sur l'écran. Et pour ce grand retour je m'attaque à ce qui est rassemblé en France sous le titre ronflant de Propriété Intellectuelle. Carrément. Pourquoi ? Ah oui bonne question. Eh bien si je me lance là dedans c'est parce que depuis pas mal de temps maintenant, l'APRIL, dont je fais partie, se bat contre le projet de brevet unitaire européen, tout du moins sous sa forme actuelle, car il risquerait de conduire à la délivrance de brevets logiciels et que ça c'est pas bien. Mon souci dans cette histoire est que je n'y comprend rien à ce schmilblik : d'abord c'est quoi un brevet, pourquoi c'est mal de breveter des logiciels, en quoi ce brevet unitaire change-t-il quelque chose?
Donc à ce stade je me suis dit qu'il fallait tout reprendre depuis le début : qu'est-ce qu'un brevet? et en quoi est-ce différent du droit d'auteur car c'est le régime sous lequel sont actuellement les logiciels. Donc voilà, je me suis prise entre quat'yeux et j'ai lu le Code de la Propriété Intellectuelle, que j'écrirai par la suite CPI pour faire plus court. Ceci va donc être le compte-rendu de ma lecture et, si tout va bien, le premier billet d'une série sur le sujet qui devrait aboutir à l'explication du pourquoi il ne faut pas que le parlement européen vote le projet actuel de brevet unitaire.

Lire la suite...

samedi, 25 février 2012

Dire NON à ACTA

Ouh là là je viens de voir la date du dernier billet mis en ligne ça ne date pas d'hier. Alors pour commencer :

Bonjour à tous,

Cela fait donc plus d'un an que je n'avais pas écrit. Je salue donc tous ceux qui liront ce billet et je les remercie d'avance de n'avoir pas cru à ma mort. Pour les nouveaux lecteurs, bien le bonjour à vous et ravie de rencontrer (façon de parler mais quand même ravie).
Et donc je me dresse hors de ma tombe pour reprendre...
... à peu près là où j'en étais restée c'est-à-dire avec nos élus car c'est cette fois un mail à nos députés européens dont je vais vous faire part.

Sauf que depuis le temps a un peu passé et les priorités du moment évolué. La ligne de front a bougé. Aussi je vous présente le combat du moment ACTA.[1] ACTA est un accord commercial entre les pays signataires pour lutter contre les contre-façons et le piratage. Déjà vous commencez à flairer l'arnaque. Depuis HADOPI, quand on voit «lutte contre le piratage» on se méfie. Sauf qu'à côté d'ACTA, HADOPI faisait figure de jouet pour môme. Là on passe dans la cour des grands, c'est à l'échelle internationale que ça se joue.
Cet accord, si il a déjà été ratifié par certains pays, doit encore être signé par l'Union Européenne et pour ce faire, accepté par le Parlement Européen si j'ai bien tout compris. Et c'est là qu'on intervient.
Avant le vote proprement dit par le parlement une commission (la commission INTA) doit présenter un rapport et un avis, favorable ou défavorable. Et c'est pourquoi j'ai écrit aux députés européens français[2] pour leur faire part de mes inquiétudes sur ce traité. Je publie donc ici le contenu du mail que je leur ai envoyé.
Si des fois vous souhaitez en savoir plus sur ACTA je vous invite :

  1. À lire la dernière version du traité publié entre autres ici
  2. À consulter le dossier réalisé par la quadrature du net sur le sujet

Sur ce, bonne lecture :

Notes

[1] Anti-Counterfeiting Trade Agreement, en français dans le texte : Accord Commercial Anti-Contrefaçon mais admettez que ACAC ça sonne quand même vachement moins bien

[2] bêtement pas encore eu le courage de traduire mon mail en anglais pour écrire aux autres

Lire la suite...