Projet Bradbury #05 - Machine à laver

J'ai voulu faire quelque chose de plus léger pour cette 5ème nouvelle. Du coup c'est plus proche de Douglas Adams que d'Asimov. Donc : cherchez pas la logique :). Et puis c'est ma première nouvelle avec un personnage masculin : le hasard du pile ou face. Je sais pas si c'est très important et je pense que ça change pas grand chose en l'occurence mais je continue de tirer à pile ou face.

Avant de vous laisser à votre lecture, j'ai des dédicaces à faire car aucune idée ne nait du néant. Tout d'abord, à tous les délégués du 41ème congrès de la CGT - Métallurgie. C'est de là qu'est venu l'idée, ou plutôt des réactions à une intervention que j'ai faite où je parlais de l'utilité des machines à laver, apparemment l'image a marqué. Ensuite à M. Ounim qui a eu l'idée de la vissomancie et enfin un clin d'œil à Gee pour cet article sur les jonquilles que j'avais beaucoup aimé.

Bonne lecture :) et c'est tout comme d'habitude pdf et e-pub à la fin et licence CC-BY-SA.

 

Machine à laver

M. Itashi, nous avons le plaisir de vous annoncer que vous êtes dorénavant embauché par Computer Recycling SA et que votre contrat démarre au 7 décembre. Vous devrez vous présenter au 8 boulevard Douglas Adams, à 8h37 précise muni de vos papiers d'identité, d'une tenue de rechange et d'une serviette.

Marc commença par executer une petite danse de la joie. Avant de réaliser que le 7 décembre était dans trois jours. Il était 12h57, cela lui laissait donc exactement soixante-sept heures et quarante minutes pour faire une lessive et se présenter à son nouveau poste avec des vêtements propres. Mission impossible mais il avait besoin de ce boulot. Marc rassembla donc son linge sale dans un sac. Tant qu'à faire il allait tenter une lessive complète. Il hésita un instant à aller au lavoir pour faire sa lessive à la main. Mais on était mardi et le mardi était jour de lessive pour beaucoup de gens qui croyaient que c'était original de faire sa lessive le mardi. Le lavoir serait pris d'assaut. Il allait donc chercher le Lavomatic. Il s'équipa d'un dé à vingt face et d'une pièce de monnaie et sortit, quasiment plié en deux sous le poids de son sac.

Marc tourna une bonne heure dans la ville. À chaque croisement il lançait un dé à vingt faces et comptait les rues en boucle comme un Am-stram-gram géant. Il lançait une pièce pour savoir dans quelle sans tourner : pile, sens horaire, face, sens trigonométrique. Il espérait que ce serait suffisant comme générateur d'improbabilité, il n'avait que ça sous la main pour l'instant. Lorsqu'il aperçu enfin l'enseigne « Machine à laver en service » il eu un soupir de soulagement. De courte durée, le soulagement, la file d'attente semblait faire deux fois le tour du pâté de maison. Il prit son tour au bout de la file et s'installa confortablement sur son sac de linge pour attendre. Pour s'occuper l'esprit, il réflechissait à son futur boulot. Ce n'était pas le job rêvé mais quand on est informaticien dans un monde sans ordinateur, on prend ce qui vient. Recycler de vieux composants électroniques était encore ce qui se faisait de plus proche à l'heure actuelle, et avec un peu de chance il pourrait récupérer quelques pièces détachées… Évidemment lorsque son tour arriva, il n'y avait plus de lessive. Loi de Murphy, niveau 1. Il n'avait plus qu'à recommencer. Marc était du genre fataliste mais là il était pressé. Il fallait qu'il augmente l'improbabilité. Il ressortit le dé de sa poche et décida de multiplier le résultat obtenu par le nombre de passant sur les passages piétons de la rue. Ça devrait suffire. Il avait fait trois kilomètres et demi sans retrouver le Lavomatic quand une voix derrière lui, lui dit :

  • Tu n'y arriveras pas comme ça. Viens on va prendre une glace.
  • Lino, qu'est-ce que tu fais là ?
  • Je cherche du pain, mais c'est pas le problème, viens on va chercher des artichauts ?
  • Quoi ? Tu voulais pas une glace ?
  • T'es trop déterministe Marc, t'arriveras jamais à faire ta lessive à ce rythme là !
  • Oui ben, c'est facile pour toi, tu es né après l'anti-révolution, moi j'ai quand même du mal à m'y faire. En plus je te rappelle que je suis informaticien, le hasard c'est pas exactement ma tasse de thé.
  • Alors suis-moi, je t'offre l'apéro !
  • C'est pas l'heur… ok je te suis.

Alors qu'ils marchaient, Lino changea quinze fois d'idée par minute. Ils finirent par trouver une boulangerie et Marc pu acheter un pain au chocolat à l'adolescent.

  • Tu sais Lino, quand je te vois, je me sens franchement has been. Je me souviens d'une époque où on avait tous une machine à laver à la maison, et souvent plusieurs ordinateurs, et … où la loi de Murphy était une blague.
  • Eh pépé t'as fini de radoter ? Mais vraiment tu avais une machine à laver chez toi ?

Oui, il avait eu une machine à laver chez lui. Mais c'était avant le bug des S.A.I.R.V0. Avant qu'on s'aperçoive que des ordinateurs avaient pris des décisions par eux-mêmes. Marc était un peu sceptique sur le « par eux-mêmes » mais ça avait fait peur à tout le monde. Il y avait eu des manifs pour demander l'arrêt immédiat des IA. Les médias avaient crié au scandale, les gouvernements avaient promis des lois qui n'étaient jamais venues. Et puis, à un moment, ça s'était emballé. Marc ne se souvenait pas exactement comment, mais de l'arrêt des IA, on était passé à l'arrêt de la robotisation. Ça n'avait pas suffit. Les gens avaient fini par détruire tout ce qui nécessitait un circuit électronique pour fonctionner… dont les machines à laver.

  • On est où là ?
  • On s'en fiche un peu tu sais, tourne à droite, la dame à un pull rouge.
  • Et alors ?
  • Alors rien, il ne faut rien laisser au déterminisme, sinon tu es mort. Je comprends que tu l'aies mauvaise de plus avoir ta machine à laver mais on pouvait quand même pas laisser les robots gouverner le monde ?
  • Il y avait peut-être un juste milieu à trouver non ?
  • Un juste milieu ? avec la loi de Murphy qui se renforce tous les jours ? tu es fou ! Y'a pas plus déterministe qu'un robot. Heureusement qu'on les a tous éradiqués. C'est beaucoup trop facile pour LeDieuQuiGouverneLaVieLUniversEtLeReste de t'avoir si tu utilises des robots. Il sait exactement quoi mettre en panne à quel moment pour que l'emmerdement soit maximum. Tiens notre prof d'histoire nous a expliqué le coup des sauvegardes : quand tu faisais un truc sur ordinateur, dès que tu n'avais pas sauvegardé depuis un moment, piouf, ordinateur en panne, tu avais perdu des heures de boulot. Même la météo : à partir du moment où une machine te prédit le temps qu'il va faire, c'est trop facile de changer au dernier moment un jour de beau temps, où tu n'as évidemment pas de parapluie, en un jour de tempête. Plus vicieux : de choisir LE jour où tu n'as pas vérifié la météo — avec les objets connectés c'était facile à savoir — pour te balancer des seaux d'eau sur la tête.
  • C'est bon ça va, j'ai compris. Mais tu sais on se débrouillait au final. Et c'était quand même pratique une machine à laver. La mienne était même connectée au réseau.

Bon, ça c'était peut-être pas l'idée du siècle mais Marc n'allait pas avouer qu'il se disputait tous les matins avec sa machine à laver. Parce qu'il aimait les gadgets il avait opté pour un modèle connecté avec le miroir de sa salle de bain. Ce qui donnait souvent :

  • Non, Marc, ça c'est pas possible, ça pique les yeux. Je t'ai lavé un T-shirt qui ira beaucoup mieux.
  • Mais tu n'as pas d'yeux !
  • J'ai des capteurs photosensibles dans différentes bandes de fréquences, tu appelles ça comment si c'est pas yeux ?
  • En tout cas tu n'as pas de notion de beau.
  • Je n'ai pas dit que c'était moche, j'ai dit que ça piquait les yeux.

etc, jusqu'à ce qu'il en ait marre et parte travailler habillé généralement avec les couleurs les moins bien assorties qu'il trouvait, juste pour faire rager la machine à laver…

Ils venaient de passer devant la vitrine d'un magasin. Marc l'avait aperçue du coin de l'œil et d'un coup s'arrêta pour revenir en arrière. Dans le magasin il y avait des rangées de boites à tiroirs sur tous les murs et toute la hauteur de la pièce et apparemment sur deux ou trois épaisseurs. Il y avait également des caisses empilées par terre, et il en apercevait d'autres dans l'arrière boutique.

  • Qu'est-ce que c'est que ça ?
  • Aucune idée mais c'est le hasard qui nous a amené là, donc c'est peut-être une piste pour ta lessive. En tout cas c'est plus sûr ça, que de faire la queue à un lavomatique. Allez je te laisse, et n'oublie pas : ne laisse jamais le déterminisme te guider !

Marc entra et inspecta les caisses. Celles-ci étaient remplies de vis en tout genre, toutes les longueurs, tête plate ou fraisée, empreinte cruciforme ou même torx, plusieurs métaux différents. Ce qui était un peu étrange, c'est qu'alors qu'elles étaient toutes soigneusement alignées dans leurs petites boites il ne semblait pas y avoir de logique de rangement. Une même boite contenait au moins dix ou vingt formats différents. Au fond de la pièce, il aperçu alors un personnage digne d'un mauvais livre d'heroic fantasy : grande barbe blanche, vieille robe grisâtre, chapeau sur la tête. Il n'avait pas un bâton à la main mais presque.

  • Euh bonjour ?
  • Et bien vous prenez une vis ou quoi ?
  • Je vous demande pardon ?
  • Vous êtes bien venu chercher une vis non ?
  • À vrai dire je cherche une machine à laver… mais bon, je peux toujours commencer par une vis.
  • Vous voulez dire que vous êtes ici par hasard ? C'est mon jour de chance ! Tenez je vous laisse les clés de la boutique, la barbe, la robe, le bâton je l'ai laissé dans l'arrière boutique parce que franchement ça faisait trop carricature. Je…
  • Je vous demande pardon, mais qui êtes-vous ?
  • Je suis le vissomancien ! Enfin j'étais, maintenant c'est vous. Vous verrez c'est facile. Les gens qui viennent ici cherchent à générer de l'improbabilité. La vissomancie est un générateur très puissant, même si le rendement est assez faible.
  • Et ça marche comment ?
  • Et bien vous savez, quand vous démontez et remontez un meuble, ou même quand vous montez pour la première fois un meuble en kit, vous avez toujours une vis qui manque. C'est impossible, elles sont toutes emballées avec soin et pourtant il en manque toujours. Et bien elles sont ici. Toutes. Il suffit de venir la chercher. Si vous arrivez à retrouver votre vis, l'improbabilité est telle que vous êtes à l'abri de la loi de Murphy pour un bon moment. Sauf qu'il faut un vissomancien pour garder les vis. Il ne faudrait pas que les gens viennent à les trier par taille par exemple, ou qu'une même personne revienne plusieurs fois. Sinon, c'est raté pour la génération d'improbabilité. Et le vissomancien est, par tradition, remplacé dès qu'une personne entre dans la boutique par hasard. C'est donc maintenant à votre tour de garder la boutique. Salut.

C'était exactement ce qu'il lui fallait. S'il avait bien comprit il n'avait qu'à monter et démonter un meuble, puis venir ici chercher la bonne vis. Il allait sortir de la boutique, quand il s'aperçut que dehors il grêlait. Il alla donc s'asseoir derrière le bureau de l'ex vissomancien pour attendre un peu. Il était là depuis quelques minutes quand un couple entra. Ils venaient chercher une vis. Enfin, plus exactement, ils essayaient de générer une improbabilité tellement grande que leur fille pourrait passer ses examens tranquille, en ayant de l'encre dans ses stylos, des feuilles de brouillons, etc. Ils prirent chacun une vis et sortirent. Le soleil était revenu et il s'apprêta de nouveau à partir quand le téléphone sonna. C'était de la publicité. Cette fois il avait la main sur la poignée quand des travaux dans la rue lui barrèrent la sortie. Marc dû se rendre à l'évidence : il était piégé dans la boutique. Dès qu'il essayait de s'en aller, la loi de Murphy le rattrapait. Il devait remplacer le vissomancien.

Il y avait tout ce qu'il fallait dans l'arrière boutique : un canapé, quelques livres, un frigo et même une couverture. Après avoir grignoté un morceau il s'allongea pour passer la nuit. C'est vers trois heures du matin qu'il se réveilla en sursaut, il avait la solution : il suffisait qu'il trouve LA vis et Murphy le laisserait tranquille ! Il lui fallait un meuble et vite. Il démonta rapidement le bureau derrière lequel le faux-mage avait rassis. Il emballa avec soin les vis dans un sachet. Puis transporta le tout dans la pièce d'à côté et remonta le meuble. Il manquait une vis ! Il n'avait plus qu'à la retrouver. S'il avait bien tout compris aux explications il n'aurait qu'une seule chance. Marc s'assit un moment. Il devait mettre toutes les chances de son côté et ne laisser aucun déterminisme l'entraver. Il pris une grande inspiration, regarda les passants : manteau bleu, premier tiroir à droite, casquette girse, deux tiroirs vers le haut, lancé de dé, trois tours sur lui-même, il tituba un instant, se rattrapa à une étagère qu'il renversa. Il s'écroula au sol et, dans sa chute, posa la main sur une vis. Il referma la main. Il n'y avait plus qu'à essayer. La vis correspondait parfaitement. Dans le doute il en pris une autre sur une étagère, la glissa dans sa poche et sortit.

Il avait à peine fait quelques pas, dans trois directions différentes il fallait quand même rester sur ses gardes, qu'il percuta une jeune fille qui avait la tenue la plus improbable qu'il ait jamais vu. Il n'était pas sûr que ce soit autorisé, une tenue pareille.

  • Je m'appelle Jonquille, tu sors du magasin de vis, donne moi ta vis.
  • Quoi ?
  • S'il te plait, soit pas radin, donne-moi ta vis, ça fait des jours que je suis déterminée, il me faut du Hasard, vite.

Marc avait l'impression qu'elle avait changé trois fois de chapeau pendant sa phrase. Elle était visiblement shootée au H et en état de manque. Il avait déjà entendu parlé de ces gens, qui, à trop vouloir échapper à la loi de Murphy, finissaient par être de véritables drogués de hasard. Et quand ils ne trouvaient plus de générateurs d'improbabilité, plus le moindre dé à six faces, on les voyait errer dans les rues, tels des zombies, complètement déterminés jusqu'à ce LeDieuQuiGouverneLaVieLUniversEtLeReste les rattrapent. Alors, ils traversaient la rue au moment où un bus arrivait, ou alors, une maison s'écroulait juste quand ils y entraient. Ça finissait rarement bien. Marc avait continué à avancer, mais la fille, Jonquille, s'accrochait à son manteau.

  • S'te plait, vas-y file-moi ta vis.
  • Je peux pas j'en ai besoin pour faire une lessive. Je peux te donner mon dé à vingt faces si tu veux.
  • Oui oui, donne moi le dé ce sera déjà ça.

Dès qu'il lui eu tendu, elle se mit à jeter frénétiquement le dé. À chaque jet, elle tournait sur elle-même en comptant et avançait de quelques pas. Mais bientôt le dé tomba dans un caniveau.

  • Merde, ça s'épuise trop vite, ces petits trucs.

Marc décida de la suivre un peu pour voir si elle arrivait à s'en sortir. Elle marchait tout droit. C'était mauvais. Alors il la prit par la main.

  • Donne moi un chiffre !
  • Trois cent quarante-quatre.
  • Bien, tu vois le chien, il a une laisse orange, on tourne à gauche.
  • Oui.

Il emmena comme ça Jonquille par les rues pendant un moment. Jusqu'à ce qu'elle reprenne un peu la maîtrise d'elle-même.

  • Merci. Tu sais, à force de chercher de plus en plus de hasard, on finit par ne plus pouvoir s'en passer. Ça va un peu mieux, maintenant… Mais je sais que je vais me remettre à marcher tout droit bientôt.
  • On est devant un lavomatique ! Tu m'as porté chance.
  • Quoi ? non c'est impossible. Je peux pas porter chance, j'ai plus de hasard.
  • Allez viens on entre.

Il n'y avait personne dans le lavomatique. Marc s'approcha de la machine à laver. Il y avait un mot scotché dessus : « hors service, il manque une vis ». Non deux fois de suite ? Il sortit la vis de sa poche, son tournevis et put réparer la machine. Il mit son linge dans le tambour. Il restait même un peu de lessive en poudre dans le distributeur. Une heure plus tard, lorsqu'il ressortit le linge, il n'avait plus que des demi paires de chaussettes…

Alors il mit une chaussette différente à chaque pied, en donna deux autres à Jonquille et ils partirent morts de rire à travers la ville. Murphy pouvait aller se rabiller.

FIN

Mlle Ellute

Author: Mlle Ellute

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